Le SIG est un système qui permet d'organiser, de combiner et d'analyser des informations localisées géographiquement qui contribuent à la gestion de l'espace et de l'environnement.
Un SIG assure 5 fonctions :
Un SIG permet de répondre à cinq questions :
Dans le cadre de son programme d'étude "Compréhension des phénomènes d'infestation et de ré infestation des colles de rentoilage par le Stegobium paniceum", le service conservation préventive du CICRP a élaboré un outil à partir d'un système d'information géographique pour l'appliquer à la connaissance et la prévention d'infestation en milieu patrimonial : le StégoSIG
Le StegoSIG a pour premier objectif (2005-2007), d'appréhender le Stegobium paniceum dans son contexte environnemental (Marseille et sa région) et étiologique, principalement les meuneries et les semouleries.
StegoSIG est développé à l'aide de moyens informatiques spécifiques aux SIG, afin de bénéficier des outils cartographiques les plus adaptés, en relation avec une base de données qui permet une meilleure visualisation des résultats, notamment sous forme de formulaires ou de graphiques.
Pour la cartographie, le choix s'est porté sur l'exploitation d'images orthophotos aériennes (données IGN B.D. ortho) et d'images scannées (données IGN SCAN 25). Afin d'exploiter au mieux les données de travail, l'échelle au 25/1000ème. a été retenue.
Dans un second temps (à partir de 2008), StegoSIG est destiné à étudier les phénomènes d'infestation ou de réinfestation d'oeuvres patrimoniales. StegoSIG est ainsi également un outil SIG de diagnostic des oeuvres pour le repérage et le comptage des trous d'envol, le suivi de leur évolution et le suivi des déplacements des oeuvres dans les différents musées. Il est un outil fiable et peut constituer une base d'analyse applicable sur l'ensemble des collections.
Il s'articule autour d'un modèle conceptuel de données défini autour de trois axes principaux :
Le StegoSIG permet aussi d'intégrer et de conserver l'historique des traitements de lutte contre les insectes (type de traitements et dates de mise en oeuvre). Cet aspect est particulièrement précieux pour les oeuvres patrimoniales car le SIG alimente ainsi les dossiers d'oeuvres et leur suivi sanitaire en conservant diverses données sur les interventions (restauration ou désinsectisation), les artistes et leurs pratiques, les restaurateurs, les emplacements, les mouvements permettant ainsi d'assurer une veille au niveau des infestations.
Visitez le site stegobium.cicrp.fr